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« Promouvoir le patrimoine culinaire malgache » ou 4 conseils pour faire du « Made in Madagascar » un label de qualité et de savoir-faire


Le 21 décembre, l’année 2018 se concluait pour Juniors pour Madagascar par une conférence sur la promotion du patrimoine culinaire malgache au théâtre de la Traversière.

Aujourd’hui, jouer sur la carte de la production locale à Madagascar peut être vu comme un signe de prestige reconnu sur le marché international pour sa diversité et la qualité de ses matières premières, mais il peut également être considéré comme la marque d’un produit qui n’est pas aux attentes des exigences. C’est une réalité connue des entrepreneurs à Madagascar, où le secteur agricole reste le principal moteur de l’économie. Peu pourtant, arrivent à briller sur la scène internationale. Comment préserver le prestige du produit tout en assurant la qualité de sa production et transmettre cette culture d’exigence aux jeunes entrepreneurs ? Telles sont les questions auxquelles les intervenants à la table ronde ont tenté de répondre.

Cette table ronde incluait :

Alexia Rabearivelo Ramandraibe pour la Chocolaterie Robert, la famille Rabefahiry pour Voany spécialisé dans la transformation du moringa et Thibaut Lugagne-Delpon pour la Compagnie du Miel, et était modérée par Tahiana Luc Ratsimbazafy, bloggeur culinaire diplômé de l’Institut Paul Bocuse. Les échanges et leur partage d’expériences ont permis de ressortir 4 conseils aux entrepreneurs qui souhaitent se lancer sur le marché de la valorisation et de l’exportation de produits alimentaires.

La qualité du produit et son adéquation avec le marché visé 

Vendre un produit à l’international nécessite une compréhension des goûts et des exigences spécifiques de son marché cible. En effet, les besoins de la clientèle malgache sont, en général, connus et maitrisés par la plupart des producteurs. En revanche, l’exportation requiert d’avoir compris les besoins spécifiques de sa clientèle internationale. Ainsi, il est important de bien les étudier et surtout d’adapter le produit à ces exigences.

La Chocolaterie Robert est allée en profondeur dans cette démarche, en ne créant pas juste des produits exclusifs pour l’exportation mais une nouvelle marque afin d’adapter son positionnement à ceux des concurrents à l’international. Le respect des réglementations est une autre condition sine qua none de la validation du produit à l’exportation. L’accès à un marché extérieur doit respecter les normes en vigueur dans ce pays, une validation juridique difficile qui est souvent mal anticipée par les entrepreneurs. Tous les acteurs s’accordent à dire que l’assurance de la bonne qualité du produit est la première priorité pour l’accès à un marché, qu’il soit d’ailleurs national ou international. La reconnaissance de cette qualité notamment à travers des prix et des récompenses, gage de savoir-faire, ouvrira ensuite de nouvelles opportunités et de nouveaux marchés. 

L’importance de la formation pour assurer la constance de qualité du produit 

Avoir un produit de bonne qualité est un premier pas, le vrai défi qui permettra de faire la différence entre les entreprises qui vont réussir et celles qui vont échouer est la constance de cette qualité sur le long-terme. Chaque acteur présent à cette table ronde a investi dans la formation continue de leurs collaborateurs. La Compagnie du Miel souligne d’ailleurs cette envie de formation, assez spécifique à Madagascar, qui permet non seulement d’améliorer les compétences des collaborateurs, mais aussi de les motiver dans leur travail. Voany a opté pour une autre stratégie qui est celle du partage d’expériences et de compétences avec leurs concurrents, qui font face aux mêmes problèmes afin de trouver ensemble des solutions. La mise en valeur du savoir-faire malgache est le secret pour assurer la constance de la qualité de la production. C’est un investissement sur le long-terme qui requiert de la patience afin de réussir sa conduite du changement.

Le choix du distributeur 

Qui dit nouveau marché à cibler dit forcément nouveaux distributeurs à trouver. Le choix du distributeur à l’exportation revêt une importance capitale car il peut conduire toute la stratégie de commercialisation et de marketing du produit. Dans le cas de Voany et la Compagnie du Miel, le choix du distributeur a défini le positionnement du produit. Voany, en optant notamment pour les réseaux de pharmacie, se positionne sur la filière de la santé ; Compagnie du miel a opté pour le segment du miel exotique sur le marché de l’épicerie fine. Des choix pas anodins qui leur ont permis de se différencier des acteurs déjà présents et installés sur le marché sur lequel ils sont les nouveaux entrants. 

La sécurisation de la chaine de production 

De la plantation à la vente au consommateur final en passant par la transformation et le transport de la marchandise, on ne le dira jamais assez mais il faut maitriser chaque étape. La réussite de l’exportation passe aussi par la fluidité des process mis en place. Le contrôle de toute la chaine permet de maitriser les exigences de qualité et réduire les aléas mais cette situation idéale est difficile à atteindre pour les nouveaux entrepreneurs. La sécurisation de la chaine de production passe alors par le choix des partenaires avec qui travailler et des niveaux d’exigence partagés. Pour les nouveaux entrepreneurs, la maitrise totale de la chaine de production sans autres partenaires, ne peut se faire que petit à petit, il ne doit pas pour autant être un frein pour se lancer.

Pour convaincre son marché, le produit doit répondre à un vrai problème et porter des valeurs authentiques. Par ailleurs, l’entrepreneuriat n’est pas un chemin facile mais le parcourir en sachant pourquoi on le fait, permettra à chacun d’affronter les obstacles qui ne manqueront pas de se présenter.

Madagascar regorge d’opportunités et produits agricoles qui peuvent être mieux mis en valeur sur le marché international. Ces acteurs ont fait le pari de cette aventure et Juniors pour Madagascar espère qu’ils ne seront pas les seuls à s’y lancer.

La présentation en fin de soirée du livre de recettes Riz debout et la démonstration culinaire de la talentueuse Cyrène Randrianasolo ont fini de nous convaincre sur l’incroyable patrimoine culinaire de Madagascar et du rôle que chaque membre de la diaspora peut jouer dans sa promotion.

 

 

Rédigé par Aina Andremanisa

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